Dimanche 13 janvier 2008 à 2:47


J'étouffe de-non dits, je croule sous les silences. Oui, je deviens une croulante créature craquelée. Morcelée.
Abîmée.
Parce que mes cris se perdent dans le néant de la distance.
Brisée.
Morte, comme une peau de chagrin pantelante, accrochée au mur des souvenirs.
Regrets?
Non, juste une envie de retrouver les moments perdus. M'y enfouir jusqu'à ne plus pouvoir respirer.
Mais là, j'étouffe de non-dits et je croule sous les silences.



Lis dans mes entrailles et vois comme le soleil peut faire de l'ombre.
And there's Mould on the Walls of Communication. Here we are. Collapse.
But Don't Worry, I Do Forgive You Now.
I do,
I do, I do...



Et les blessures du passé, comme des briques rouges sur le chemin.
J'avais envie d'y croire à nouveau.


Avez-vous connu, avez-vous connu les coups dans la gueule et les insultes?
Avez-vous connu les humiliations publiques?!
Avez-vous connu, avez-vous connu les viols et les stygmates incohérents?

As-tu seulement goûté mes cicatrices purulentes à force de béanse?

Comment alors pouvez-vous juger?
Vous, qui vous proclamez juges, accusateurs, victimes et témoins?
Comment alors pouvez-vous juger?


Plus jamais à nouveau crier à l'aide.
Et les larmes, comme des coupures sur mes joues fraîches.

 



Publié par L-Emasculee-Conception

Lundi 10 décembre 2007 à 2:41


Ensemble, on ira (d)écorcher
la lune,
Ensemble, on déroulera le(s) tapis de la torture.

Ensemble, on pe(i)ndra des plaies béates sur le ciel de nos désillusions,
Ensemble, on se noir(a) dans nos prisons d'espoir.

Ensemble, on accrochera des éto(i)les au plafond de la folie,
Ensemble, on brûlera les sacrifices de la nuit der(n)iere.

Ensemble, on vo(i)lera nos cicatrices,
Ensemble, on évent(r)era l'espace jusqu'à le faire vomir son néant sur nos visages humides.

Et on vaincra les p(e)urs jusqu'à les polir parfaitement.

Ensemble, on creusera notre apogée dans les sil(l)ons de la chute,
Ensemble, on éte(i)ndra les lumières du vide.

Ensemble, on (é)changera nos amnésies lucides,
Ensemble, on fera briller (n)os âmes à l'unisson.

Ensemble, on e(n)tendra des abysses de souffrance,

Ensemble, on balaiera la Cassyopée de nos cheveux dénatu(r)és.

Ensemble, on aurait bâti notre déclin sur la consécration de nos acharnements.
Mais la constellation du satyre fut plus brillante, et le lutte de la nymphe, de sa douce symphonie a ensorcelé le ver à soit. Il a creusé son cocon dans le silence de ses viscères et s'est échoué là, enseveli dans l'apostasie.



Publié par L-Emasculee-Conception

Mardi 6 novembre 2007 à 18:04

J'essaie de comprendre, et je brûle les images que j'ai devant les yeux, à trop les visionner; l'incompréhension me submerge, et pourtant, quelque chose s'est brisé, du bois sec avec lequel on fera un feu de joie, un bûcher autour duquel on dansera. On dansera sur le cadavre de mes sentiments, on dansera sur les cendres de mes regrets, on dansera sur le tertre sanglant de ma raison, immolée.
On ne rira plus de nos envies, on les enterrera à coup de hache dans la chair, et chaque éclat fendra l'écorce comme une vitre qui cr(l)aque. Tes yeux riants sonneront faux comme le piano des euphon(r)ies, et les cordes de la dissension claqueront comme un fouet sur mon dos. Alors, j'hurlerai. Dès lors, j'hurle. J'hurle la discordance. J'hurle mon désaccord. Par tous les porcs de ma peau,  j'hurle mon dégoût et j'expire la claustration. Et je souffre de ma détention, ma prison psychologique. Je l'ai construite de mes mains, bâtie dans la boue. Je l'exècre, je l'abhorre, je la déchire avec mes dents, pour mieux pouvoir l'avaler, m'en délecter, l'assimiler, toujours plus profondément. Je veux qu'elle fasse partie de moi à jamais, je veux porter mon erreur en fardeau, ma honte en couronne de lauriers.
Pour oublier. Et continuer d'avancer, un manque au coeur, un trou au ventre, traîner mes tripes dans le sable, les recouvrir du gris des cendres. Les enfouir. Les ensevelir en enfonçant mes ongles dans la chair à vif, en arrachant les ficelles nerveuses, jusqu'à cacher qu'il ait pu s'agir un jour d'une entité éprouvant(e).
                                Oublie ça. I feel cold, I feel empty. Is there anything in here?
Mais même mes cris raisonnent le creux!! Ils se répercutent sur ton visage, jusqu'aux parois de ta gorge. Et tu (c)ris aussi, un rire informe, la forme de l'absence, une horreur livide au visage difforme, une parodie d'âme humaine, une relique des temps anciens, vociférante et grondante, vile et dépravée, une catin mutilée.



Publié par L-Emasculee-Conception

Mardi 23 octobre 2007 à 0:08

L'angoisse du manque. Le manque, la passion, la passion du manque, je tue.
Je tue la passion. Je tue mon envie. Je tue mes rêves,  j'érige mon sacrifice,

j'
éventre mon désir,

sur l'autel de la liberté, sur une promesse
de vide, un lendemain brumeux, un néant concret, juste
cette envie refusable, refusée, refus.
Un regret de plus, chancelant
dans le cri vague de l'espace. Et du temps. Le temps d'un regret. LUI.
Il.
Inocule le doute dans tout mon être, comme un viol de ma conscience. De
mes certitudes. Souillées. Pourtant si fortes, si froides, si droites, intouchables,
innées branlables, non! juste là comme le décor de la faculté d'auto persuasion. Il est
l'érection du doute.
Lui toujours. Un cercle qui tourne au vice. Je sens que je veux, aimer?

Je sens que je peux,
(c)rever.Je dois tuer la mémoire, l'antre des regrets. Et je gratte mon
visage pour tenter de le faire disparaître derrière les lambeaux  de  mon  âme. Je me cache
derrière mon masque de cicatrices.Je perds la face si je tombe le masque.Je suis l'enfance,
je me cache pour fuir les problèmes, je fuis l'enfance, je me cache  pour  oublier, M' oublier.

Oublie moi.
Et je me noie déjà dans le remords et je l'envoie, par larmes de fond, je l'envoie, dans le lac
fumant
de ma  mémoire. Dans cet océan, il  dormira dans les bras de milliers d'autres, il se
fondra dans
la masse informe du regret,il fusionnera avec la bête immonde,il deviendra celle
qui crie
d'impuissance,celle qui n'a pas de bras mais qui griffe,celle qui déchire mon esprit

d'une image acérée, celle qui vient me harceler la nuit.La Nuit.Dans le noir.Le Noir.Regret.
Oublie moi. Oublie mon existence. Oublie moi. Il est plus sage de s'emmitoufler
 chaudement dans l'oubli confortable de la douleur. Un capiton doucereux. Je
perds la tête. Je vois des corps disloqués sur la surface de ma con

science. Je le vois lui, brillant sur ce paquet de merde. MA merde.
Je merde.JE merde,et il subit.Encore.Responsable,coupable.
Coupable. Condamnée? Je m'auto-punie.Je m'auto-punie!
promet moi
le bon choix, promet moi le sourire
aux lèvres, pas le regret, promet
moi.


Crise d'angoisse encore.

Publié par L-Emasculee-Conception

Lundi 1er octobre 2007 à 2:12



Artificial Paradises

Dying Reality




Paradis Artificiels, Agonisante Réalité






...Charles B.

Publié par L-Emasculee-Conception

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